Lorsqu’on décide d’équiper son 4×4, son pick-up ou son van aménagé d’une barre LED, la question de l’emplacement arrive généralement au moment de commander les supports.
Beaucoup de conducteurs pensent d’abord au toit, parce que c’est la configuration la plus visible sur les véhicules de raid, alors que la calandre et le pare-chocs conviennent parfois mieux à l’usage réel du véhicule.
La position choisie a en effet des conséquences directes sur la portée de l’éclairage, sur le confort de conduite la nuit et sur le respect de la réglementation.
Pourquoi la hauteur d’une barre LED influence-t-elle l’éclairage ?
Une source lumineuse placée en hauteur éclaire plus loin, puisque son faisceau passe au-dessus des reliefs et des obstacles proches.
À l’inverse, un montage bas met davantage en lumière la zone située juste devant le véhicule, ce qui est utile sur une piste abîmée où il faut repérer les ornières et les pierres.
Les conditions météo jouent aussi un rôle important, car par temps de brouillard, de neige ou sur une piste très poussiéreuse, la lumière émise depuis le toit se reflète sur les particules en suspension et revient vers le conducteur, alors qu’un éclairage placé plus bas provoque beaucoup moins cet effet.
Il faut enfin garder en tête la réglementation. Sur la voie publique, un feu additionnel doit être homologué et porter le marquage E, être installé de manière symétrique sans dépasser la largeur du véhicule, et ne pas éblouir les autres usagers. Un modèle non homologué ne peut être utilisé que sur un terrain privé.
Installation sur le toit, avantages et limites
Le toit reste l’emplacement le plus apprécié des pratiquants de tout-terrain, notamment parce qu’un modèle double rangée de grande longueur fixé sur une galerie ou un arceau peut éclairer à plus de 800 mètres.
Sur une piste dégagée ou une route de campagne sans éclairage, le gain de visibilité est réel. Cette configuration présente toutefois quelques inconvénients qu’il vaut mieux connaître avant l’achat.
Le faisceau peut se refléter sur le capot ou sur la partie haute du pare-brise et gêner le conducteur, et les modèles de 40 ou 50 pouces produisent souvent un sifflement au-delà de 90 km/h, avec une légère hausse de la consommation. Il faut aussi tenir compte de la hauteur totale du véhicule pour l’accès aux parkings couverts.
Un modèle incurvé, qui suit mieux la forme du toit, et un support bien rigide permettent de limiter ces désagréments.
Montage sur la calandre ou le pare-chocs
La calandre représente un bon compromis pour un usage mixte, puisque l’éclairage reste suffisamment haut pour porter loin tout en étant mieux protégé et moins exposé au vent.
Avant de percer, il est préférable de vérifier que l’équipement ne gênera ni le refroidissement du radiateur ni le radar de régulation adaptative présent sur de nombreux véhicules récents.
Pour cet emplacement, les longueurs comprises entre 10 et 22 pouces sont généralement les plus faciles à intégrer, et les revendeurs spécialisés proposent une barre LED homologuée dans différentes tailles et différents types de faisceau, ce qui permet de choisir un modèle adapté à la place disponible.
Le pare-chocs, ou le pare-buffle sur un véritable tout-terrain, correspond à la position la plus basse. Il convient bien aux pistes poussiéreuses et aux trajets par temps de brouillard, mais l’éclairage y est davantage exposé aux projections de gravillons, à la boue et aux chocs en franchissement.
Dans ce cas, mieux vaut choisir un modèle avec un boîtier en aluminium et un indice d’étanchéité IP67 ou IP68.
Les règles à respecter pour fixer et brancher une barre LED
Quel que soit l’emplacement retenu, la qualité de l’installation compte autant que celle du produit. Les supports doivent être serrés correctement puis contrôlés après quelques centaines de kilomètres, car les vibrations finissent souvent par desserrer la visserie.
Le raccordement électrique se fait de préférence avec un faisceau dédié comprenant un relais, un fusible adapté et un interrupteur, d’autant qu’un modèle de 200 à 400 watts demande une section de câble suffisante et une batterie en bon état.
Pour un usage sur route, l’éclairage doit être relié aux feux de route afin de s’éteindre automatiquement lors du passage en feux de croisement.
Un réglage de l’inclinaison réalisé de nuit, face à un mur, permet ensuite d’obtenir un faisceau efficace sans éblouir les autres conducteurs.
Avec un emplacement choisi en fonction de vos trajets et une installation soignée, l’équipement apporte un vrai confort lors des déplacements nocturnes.